Effets-COVID: La croissance mondiale devrait atteindre –4,9% en 2020, soit 1,9 point de pourcentage de moins que les prévisions des Perspectives de l’économie mondiale (WEO) d’avril 2020, selon le Fonds Monétaire (FMI).

Le Fonds Monétaire International (FMI) a présenté ce 24 juin depuis son siège à new-York son Live Press Conference: World Economic Outlook, June 2020. Selon ledit rapport: La croissance mondiale devrait atteindre –4,9% en 2020, soit 1,9 point de pourcentage de moins que les prévisions des Perspectives de l’économie mondiale (WEO) d’avril 2020. Aussi, en 2021, la croissance mondiale devrait atteindre 5,4%, selon le FMI. Une conférence animée par Gita Gopinath, Économiste en Chef au FMI.

Gita Gopinath, Économiste en Chef au FMI

La croissance mondiale devrait atteindre –4,9% en 2020, soit 1,9 point de pourcentage de moins que les prévisions des Perspectives de l’économie mondiale (WEO) d’avril 2020. La pandémie de COVID-19 a eu un impact plus négatif sur l’activité au premier semestre 2020 que prévu, et la reprise devrait être plus progressive que prévu. En 2021, la croissance mondiale devrait atteindre 5,4%. Globalement, cela laisserait le PIB de 2021 environ 6½ points de pourcentage de moins que dans les projections pré-COVID-19 de janvier 2020. L’impact négatif sur les ménages à faible revenu est particulièrement aigu, mettant en péril les progrès significatifs accomplis dans la réduction de l’extrême pauvreté dans le monde depuis les années 1990.

Comme pour les projections WEO d’avril 2020, il y a un degré d’incertitude plus élevé que d’habitude autour de cette prévision. La projection de référence repose sur des hypothèses clés sur les retombées de la pandémie. Dans les économies où les taux d’infection diminuent, le ralentissement de la reprise dans les prévisions actualisées reflète la distanciation sociale persistante au second semestre 2020; des cicatrices plus importantes (dommages au potentiel d’approvisionnement) du coup plus important que prévu à l’activité pendant le verrouillage des premier et deuxième trimestres de 2020; et un coup porté à la productivité alors que les entreprises survivantes intensifient les pratiques nécessaires en matière de sécurité et d’hygiène au travail. Pour les économies qui luttent pour contrôler les taux d’infection, un verrouillage plus long infligera un péage supplémentaire à l’activité. De plus, les prévisions supposent que les conditions financières – qui se sont assouplies après la publication du WEO d’avril 2020 – resteront globalement aux niveaux actuels. Des résultats alternatifs à ceux de la référence sont clairement possibles, et pas seulement en raison de l’évolution de la pandémie. L’ampleur du récent rebond du sentiment des marchés financiers semble déconnectée des changements dans les perspectives économiques sous-jacentes – comme l’explique la mise à jour du Rapport mondial sur la stabilité financière (GFSR) de juin 2020 – ce qui soulève la possibilité que les conditions financières se resserrent plus que prévu dans le scénario de référence.

Tous les pays – y compris ceux qui ont apparemment dépassé les pics d’infections – devraient veiller à ce que leurs systèmes de soins de santé disposent de ressources suffisantes. La communauté internationale doit intensifier considérablement son soutien aux initiatives nationales, notamment en fournissant une assistance financière aux pays aux capacités de soins de santé limitées et en canalisant le financement de la production de vaccins à mesure que les essais avancent, afin que des doses adéquates et abordables soient rapidement disponibles pour tous les pays. Lorsque des fermetures sont nécessaires, la politique économique devrait continuer à amortir les pertes de revenu des ménages par des mesures importantes et bien ciblées ainsi qu’à soutenir les entreprises qui subissent les conséquences des restrictions d’activité imposées. Lorsque les économies rouvrent, le soutien ciblé devrait être progressivement annulé au fur et à mesure que la reprise s’amorce, et les politiques devraient stimuler la demande et la détente et encourager la réaffectation des ressources loin des secteurs susceptibles d’émerger de manière persistante après la pandémie.

Une coopération multilatérale solide demeure essentielle sur plusieurs fronts. Une aide en liquidité est nécessaire de toute urgence pour les pays confrontés à des crises sanitaires et à des déficits de financement extérieur, notamment par le biais d’un allègement de la dette et d’un financement via le filet de sécurité financière mondial. Au-delà de la pandémie, les décideurs doivent coopérer pour résoudre les tensions commerciales et technologiques qui mettent en danger une éventuelle reprise après la crise du COVID-19. En outre, en s’appuyant sur la baisse record des émissions de gaz à effet de serre pendant la pandémie, les décideurs devraient à la fois mettre en œuvre leurs engagements d’atténuation du changement climatique et travailler ensemble pour augmenter la taxation du carbone conçue de manière équitable ou des systèmes équivalents. La communauté mondiale doit agir maintenant pour éviter que cette catastrophe ne se reproduise en créant des stocks mondiaux de fournitures essentielles et d’équipements de protection, en finançant la recherche et en soutenant les systèmes de santé publique et en mettant en place des modalités efficaces pour apporter des secours aux plus démunis.

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